L'homo-biotechnologicus sera-t-il
bon par nature, ... ou par nécessité ?
Depuis longtemps, l’histoire nous a montré que la survie d’une espèce, comme celle d’une civilisation, dépend beaucoup plus de sa capacité de coopération que de ses succès de domination par la lutte.
Alors comment expliquer la résurgence permanente des rivalités entre les hommes et, à travers eux, entre leurs organisations ?
La fable du scorpion et de la grenouille (*) nous laisse à croire que ce serait dans sa nature. Mais ne serait-ce pas nier la supériorité de l’intelligence et de la culture sur le simple instinct animal ? La réponse est certainement beaucoup plus « sociale » qu’on ne pourrait le croire. Une des raisons la plus fréquemment rencontrée est que, connaissant parfaitement leurs incompétences ou leur inefficacité (que ce soit pour des individus ou des structures), ils souhaitent la « camoufler » derrière des attitudes de Matamore.
Imposant ainsi leur point de vue, ils mettent en danger tout l’édifice et préfèrent couler avec le navire qu’ils ont sabordé plutôt que de le voir arriver à bon port mais sous un autre commandement (ce qui porterait au su de tous leur incurie).
Transposé à notre petit monde du transfert de technologies et au contexte particulier de l’année 2013 (année de transition particulièrement riche en réflexions pour préparer l’horizon 2020, tant en recherche qu’en développement économique et donc en innovation) et plus particulièrement dans notre domaine biotechnologique, il va nous falloir une bonne dose d’intelligence (Smart) pour éviter les écueils précités.
En effet, les biotechnologies n’étant pas une filière mais un ensemble de technologies qui irriguent de nombreux domaines d’applications, la transversalité des usages nécessite l’abandon de certaines idées préconçues (bien que, comme l’a dit A. EINSTEIN : « Il est plus facile de désintégrer l’atome que les préjugés »). Aussi est-il devenu absolument indispensable de mettre en place un modèle de développement collaboratif nécessitant une forme évoluée du respect du savoir et de l’expérience des autres.
Contribuant activement aux différents groupes de travail mis en œuvre en Bretagne, pour trouver collectivement la meilleure voie pour notre futur, nous ne doutons que nous allons (enfin) faire partager notre vision d’une économie de la connaissance en biotechnologies où chacun pourra apporter sa pierre à l’édifice et CBB Développement sa capacité de coordination et d’animation déjà bien ancrée et connue de tous.
Gilbert BLANCHARD
Directeur de CBB Développement
(*) Un scorpion, ayant impérativement besoin de franchir une rivière mais ne sachant pas nager, monte sur le dos d’une grenouille. Au milieu de la traversée, il enfonce son dard dans le cou de cette dernière, condamnant, par la même, les deux à une mort certaine. S’étonnant de cette attitude, la réponse du scorpion est : « Excuse-moi, c’est dans ma nature ».
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